Marseille, le 27 février 2020

Chloroquine et Coronavirus, vraie ou fake news

Trois publications émanant des équipes chinoises travaillant sur le Coronavirus 2019-nCoV sont pour l’instant disponibles dans la littérature.
La première, dans Cell research, rapporte l’activité du Remdesivir et de la Chloroquine contre le Coronavirus chinois. Elle montre que les deux sont très efficaces in vitro. Les auteurs concluent leur article en recommandant d’essayer ces médicaments sur le plan clinique (1).

Un deuxième travail de publication avancée, publié dans BioScience Trends, rapporte que la première évaluation dans les essais cliniques de la Chloroquine, qui inclut l’analyse des résultats de plus de 100 patients, montre que la Chloroquine est supérieur au traitement contrôle. Elle permet d’éviter l’aggravation de la pneumonie, d’améliorer les résultats des examens radiologiques, elle entraine une élimination du virus et elle diminue la durée de la maladie.
Aucun effet secondaire n’est observé. Compte tenu de l’efficacité in vitro, les auteurs cherchaient à obtenir une concentration de 1,1 mmol/ml, soit 0,3mg/l. Une posologie de trois comprimés de Plaquenil (OH Chloroquine) 600mg/j, que nous utilisons quotidiennement, permet d’obtenir une concentration de 1mg/l, soit 3 fois la dose nécessaire pour avoir cette concentration.

Après analyse de ces résultats, un comité chinois incluant des experts du gouvernement, des autorités de régulations et les principaux investigateurs des essais cliniques, a conclu que la Chloroquine avait une activité clinique contre le virus. Le médicament fera partie de la prochaine version des guidelines pour la prévention, le diagnostic et le traitement des pneumonies causées par ce virus qui est publié par la Commission de Santé Publique de la République de Chine (2).

Le Dr Zhong Nanshan (3), président de l’Association Médicale Chinoise (2005-2009), rédacteur en chef du Journal of thoracic disease, directeur de l’Institut des maladies respiratoires de Guangzhou, précise dans une conférence de presse du 27 février 2020 que la Chloroquine a un effet positif et que les patients n’étaient plus porteurs du virus après 4 jours (4).

Références :
1 : « Remdesivir and Chloroquine effectively inhibit the recently emerged novel coronavirus (2019-nCov) in vitro », January 25 20020, Cell Research, Nature.
2 : « Breakthrough : Chloroquine phosphate has shown apparent efficacy in treatment of COVID-19 associated pneumonia in clinical studies », Jianjun Gao and at, February 19 2020, Advanced Publication, BioScience Trends.
3 : https://en.wikipedia.org/wiki/Zhong_Nanshan
4 : https://www.france24.com/en/20200227-china-virus-expert-says-earlier-action-would-have-reduced-infections


Financé par le Programme Investissements d’Avenir, l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection est un centre de recherche, de soin, de formation et de valorisation spécialisé dans la lutte contre les maladies infectieuses.  Il est dirigé par le Professeur Didier Raoult, microbiologiste le plus cité en Europe.

Les membres fondateurs de l’IHU Méditerranée Infection sont : Aix-Marseille Université, l’Assistance Publique Hôpitaux de Marseille, l’Institut de Recherche pour le Développement, le Service de Santé des Armées, la Fondation Mérieux, l’Etablissement Français du Sang et l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale.

L’IHU Méditerranée Infection a été bâti grâce à un soutien financier du Programme Investissements d’Avenir piloté par le Secrétariat Général à l’Investissement, du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), de l’Agence Nationale de la Recherche, de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, du Département des Bouches du Rhône, de la Métropole Aix-Marseille Provence et de la Ville de Marseille.

 

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