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Marseille: Gaudin se plonge dans la bataille contre les virus.

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20/03/2015, La Provence

 

Le maire a visité le futur "infectiopôle" de la Timone. Et promis plus d'argent

 

 

On a longtemps cru qu'il se préparait à un choc frontal contre Jean-Noël Guérini, dans le cadre des départementales de dimanche. Jean-Claude Gaudin avait mis un gros casque hier après-midi. Mais c'était pour visiter le chantier du futur "infectiopôle" de la Timone, un bunker de 23 000 m² où on va combattre les virus, tout en faisant de la recherche.

À quelques mois de la livraison du bâtiment (avant ou après la saison estivale 2016), le maire a été reçu par le professeur Didier Raoult, figure de proue de la lutte contre les épidémies. Lequel a d'abord fait comprendre au maire que le futur Institut Hospitalo-Universitaire en maladies infectieuses (IHU) serait incontournable en France : "Il y aura trois pôles, l'Institut Pasteur à Paris, Bioaster à Lyon et, donc, l'infectiopôle à Marseille." Un dernier site qui, le professeur tint à le souligner, "fera revenir le service de santé des armées" installé à l'entrée du Jardin du Pharo.

Dans sa lutte contre les maladies infectieuses, l'IHU permettra notamment de traiter les infections contractées à l'hôpital. "Elles causent entre 10 000 et 20 000 décès par an en France, souligna Didier Raoult. C'est plus que le nombre de morts causés par les accidents de la route."

 

"On veut travailler avec la francophonie"

 

Pour le côté soin, le bâtiment "proposera trois unités de 25 lits en chambres seules qui pourront être transformées en chambres de très haute sécurité selon l'infection, pour un cas d'Ebola par exemple." Une maladie qui frappe un continent africain où l'IHU veut être présent. "On veut travailler avec la francophonie, ajouta le professeur, la Guyane et l'Afrique."

En matière de fonctionnement, Didier Raoult envisage de "traiter les infections en trois jours. Ensuite, on essaiera d'orienter les malades vers d'autres servicesQuant au personnel, ce sera le même que celui qui s'occupe de ce type de maladies actuellement. La Fondation Méditerranée Infection (NDLR : qui gère l'IHU) n'a pas vocation à créer des emplois".

Reste le financement, 55 millions d'euros versés par le Ministère de la recherche, l'APHM, l'Inserm, le CNRS, l'Institut Meyrieux et les collectivités locales, dont Marseille évidemment. C'est sur ce sujet qu'intervint alors Jean-Claude Gaudin, accompagné de son adjoint Patrick Padovani et du maire de secteur Bruno Gilles : "Nous sommes dans une période difficile mais la Ville fera encore un effort financier parce que ce que vous faites honore Marseille."

 

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