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Marseille veille sur le pèlerinage à la mecque.

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14/04/2015, La Provence

 

Qu'Allah bénisse Marseille !" Ils sont peut-être quelques-uns, parmi les dignitaires religieux saoudiens,à adresser cette prière au Tout-Puissant, en ce mois d'avril. C'est que Marseille leur envoie son savoir-faire en matière de lutte contre les maladies infectieuses qui frappent les pèlerins du monde (musulman) pendant le célèbre hajj, le grand pèlerinage.

On sait qu'à Marseille, les médecins voient les fidèles "en amont", avant qu'ils se rendent à La Mecque. Mais cette fois, Marseille veut être sur place en Arabie Saoudite. Où s'est rendu le professeur marseillais Remi Charrel, il y a quelques jours, pour créer une sorte d'observatoire des maladies respiratoires.

 

Marseille en partenaire sanitaire de l'Arabie Saoudite ?

 

"La Mecque peut être une zone d'émergence d'un virus, explique le Professeur Didier Raoult qui collabore à l'opération. Autrement dit, ça peut être un lieu où on va découvrir les virus qui pourraient arriver chez nous." Voilà pourquoi, Marseille peut devenir un bon partenaire sanitaire de l'Arabie Saoudite. "Chaque année, nous faisons 150 prélèvements sur les fidèles qui se rendent à La Mecque, au départ de Marseille. En plus, nous nous sommes mis en rapport avec le directeur de la santé saoudien qui nous a demandé de faire une étude à grande échelle sur 1 200 personnes, à l'aller et au retour, à l'aéroport saoudien."

Une étude qui a débouché sur... 100 000 prélèvements et qui a montré que les maladies respiratoires sévissent autour de la Kaaba, le vaste édifice cubique de La Mecque, contre lequel s'agglutinent près de trois millions de fidèles.

"Mais ce n'est pas lié uniquement à La Mecque. Tous les grands rassemblements de masse sont concernés. Quand a lieu l'Europride, des gens venus de partout échangent des microbes." À La Mecque, le virus prend des formes diverses."Dans notre étude, on a pu constater qu'il y avait des cas de grippe, poursuit le Professeur Raoult. On pourrait envoyer des vaccins, mais le problème, c'est qu'en période de pèlerinage, vers septembre, ils ne sont pas encore disponibles car, ici, on vaccine en novembre contre la grippe hivernale. L'idée serait d'importer le vaccin de l'hémisphère sud où il est commercialisé en juin. L'envoyer de chez nous n'est pas possible."


"On est les plus forts en Europe"

 

En règle générale, les maladies infectieuses ne causent pas trop de souci. Sauf quand on a affaire au Coronavirus Mersqui viendrait des... chameaux et provoque des problèmes respiratoires aigus pouvant entraîner la mort. Marseille devrait donc pouvoir trouver sa place au Moyen-Orient, d'autant plus que la recherche va se développer ici sous la direction de ses spécialistes, le Professeur Raoult, Remi Charelle mais aussi Philippe Gautret, chargé de la médecine des voyages et Philippe Parola, professeur tourné vers les maladies infectieuses.

Avec La Timone et l'hôpital Nord, Marseille est déjà un bastion de l'infectiologie qui sera encore plus puissant quand tout sera regroupé, en 2016, à l'Infectiopôle (en cours de construction) de La Timone.

"Je pense qu'on est les plus forts en Europe", se félicite Didier Raoult qui dirigera cet Infectiopôle. Et à qui le maire a promis une "rallonge" financière pour renforcer la recherche. On va peut-être même bénir Gaudin du côté de La Mecque.

 

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