Accueil > Espace presse > Ils parlent de nous > Articles de Presses > Un chercheur marseillais a contribué au prix Nobel de médecine 2018

Espace presse

 

Un chercheur marseillais a contribué au prix Nobel de médecine 2018

02/10/2018, La Provence


C’est une première dans le cercle fermé des vainqueurs du prix Nobel, un duo nippo-américain a été récompensé pour leurs recherches sur l'immunothérapie auxquelles un chercheur marseillais a contribué.



Le Japonais Tasuku Honjo et l'Américain James P. Allison ont reçu le prix Nobel de médecine hier



L’immunothérapie, cette technique permettant d’activer des cellules présentes dans notre corps pour tuer des cellules cancéreuses, a fait l’objet du prix Nobel de médecine cette année. Récompensés pour leurs travaux sur les molécules CTLA-4 et PD1, les chercheurs James Alisson et Tasuki Honjo rentrent au panthéon de la discipline pour leurs recherches efficaces dans le traitement de cancers virulents. Chacun de leur côté, les deux scientifiques se sont évertués à "lâcher les freins" et "appuyer sur les bonnes pédales d'accélération" du système immunitaire de façon à lui permettre de "neutraliser des micro-organismes étrangers", a précisé le jury Nobel. Si les deux scientifiques étaient au volant de cette découverte, c’est bien le chercheur Pierre Golstein basé sur le campus Marseille-Luminy qui a permis de conduire ce projet.


Une molécule découverte en 1987

"Ils ont bien mérité leur prix, Alisson a travaillé sur la molécule CTLA-4 que mon équipe a découverte en 1987 au centre d’immunologie du campus de Luminy", détaille le chercheur. Cette technique a recours à des lymphocytes T activés ou des anticorps (CTLA-4 par exemple) qui déclenchent le réveil du système immunitaire du patient. Non seulement, l'immunothérapie réduit la taille des tumeurs mais elle prolonge notablement la survie des malades. “Ces deux molécules empêchent l’activité des cellules cancérigènes. Quand je l’ai découverte, je ne savais pas quelle était sa fonction. Ce sont les travaux des équipes américaines qui ont permis de comprendre comment CTLA-4 fonctionnait.

La clé a été découverte en 1995 quand une équipe a démontré que, si on enlevait cette molécule du corps, le système immunitaire s’activait fortement et laisser les cellules cancéreuses se développer. Ce qui a démontré le rôle inhibiteur de cette molécule. 31 ans après avoir découvert cette molécule, c’est l’anticorps permettant de la bloquer qui permet à James Alisson de remporter le prix Nobel de Médecine.

 

Marseille, première sur l’immunothérapie

 

Active sur la recherche en immunothérapie, l’IHU Méditerranée basé à Marseille a souligné l’importance d’un tel prix pour faire avancer la recherche. L'IHU Méditerranée Infection s’engage depuis plusieurs années dans une coopération fructueuse sur cette thématique avec une équipe de l’Institut Gustave Roussy (IGR) et de l’Université Paris-Saclay, celle du Professeur Laurence Zitvogel.

"Ensemble, nous cherchons à découvrir le rôle du microbiote dans l’efficacité de l’immunothérapie", a déclaré le professeur Didier Raoult, directeur de l’établissement. Entre le projet Pioneer porté par les Professeurs Fabrice Barlési et Eric Vivier et le centre IHU Méditerranée, la recherche sur l’immunothérapie bat son plein. Et c’est à Marseille que la source de la solution pourrait - une nouvelle fois - avoir lieu.

Article

 


© IHU Méditerranée Infection - Contact / Plan du site / Crédits